Me voici à bord d’un train régional italien qui roule allègrement vers Catania, en Sicile. Il nous faudra 10 heures pour arriver à destination… Tout ce temps? Rien de tel pour me donner l’irrésistible envie d’écrire un peu.
Note : écrit le 10 mai 2024

Notre voyage en Toscane avec le groupe vient de se terminer. Après 10 journées de bons repas, de doux paysages tout en collines, de rires et d’aventures même, nous sommes partis Donald et moi de Florence vers midi en direction de Rome en vue de prendre notre train prévu à 7h30 le lendemain matin. Il faudra se lever tôt, mais d’ici là, il n’y a rien de désagréable à devoir passer quelques heures dans la Ville éternelle. D’autant plus qu’il y avait longtemps que j’étais venue à Rome. Cependant, j’avoue que, dès nos premiers pas dans la ville, la tranquillité de la campagne toscane m’a manquée. La cohue de touristes qui nous comprime les uns sur les autres, mêlée aux automobilistes impatients qui jouent copieusement du klaxon : il y a de quoi retourner en vitesse à notre chambre et à attendre patiemment que passe le temps. Mais voyons Lucia, NOUS SOMMES À ROME! Une fois arrivée devant le Panthéon, tout le chaos est oublié. Quelle chance on a d’être à Rome ce soir.

Nous avons mangé dans un resto recommandé par des amis : Armando al Pantheon… tout à côté du… Panthéon! On est tout heureux de voir sur le menu des plats typiques romains dont on parle régulièrement dans nos ateliers et que l’on cuisine de temps à autre : Saltimboca à la Romana, Rigatoni all’amatriciana, Carciofi alla romana, Spaghetti alla carbonara, cacio e pepe, etc. NOUS SOMMES À ROME, WOW!

Tout en écrivant ces lignes, les paysages défilent par les grandes fenêtres du train. De très hauts sommets ennuagés, des champs d’oliviers, des bourgs accrochés à flanc de collines, des cactus immenses, des palmiers, des cascades de fleurs et la mer… C’est la première fois que nous descendons si loin dans le sud de l’Italie.
Nous avons discuté un peu avec notre voisin de siège, un Napolitain. Comment ne pas aborder le sujet de la pizza? Pour lui, la véritable pizza c’est la Margarita : tomate, mozzarella et basilic. Nous avons l’habitude de mettre un peu d’origan dans notre sauce tomates pour pizza. Mais notre nouvel ami napolitain nous a nettement déconseillé dans le cas de la Margarita : seulement tomate et basilic. Il nous a même expliqué que la mozzarella devrait être bien répartie en petits morceaux sur toute la surface. Donald était content de me faire remarquer qu’il avait raison sur ce point… moi qui ai tendance à déposer des morceaux un peu plus grossiers sur le dessus! La pizza napolitaine doit avoir une belle croûte bien gonflée tout autour : il crosticcione. On la mange avec les mains en la pliant, car le dessous est bien mou.
Tout ça ne nous a donné qu’une envie… se refaire de la pizza une fois de retour! Et on donne justement un atelier pizza le 30 mai... elle va être bonne!!!
Je m’arrête ici, car nous venons d’arriver à Villa San Giovanni, le point de transfert entre le continent et l’île. Et je viens d’apercevoir par la fenêtre, la Sicile! (voir la photo sous le titre). Elle est tout près. Ça y est… j’ai une émotion! Depuis le temps que j’en parle de ce pays de l’aubergine. Depuis le temps que je parle de la cuisine sicilienne.
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Notre train est embarqué sur le traversier… insolite, non?? Et nous, nous demeurons assis ici bien tranquilles jusqu’à l’arrivée à Catania.


Pendant le trajet, nous discutons avec les voisins autour d'endroits où aller manger... On va se régaler ici et on va bien boire. Je vous reparlerai de mon premier plat d’aubergine en Sicile… prochain rendez-vous.
À très bientôt!
Lucie
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Tu es fantastique Lucie, tu es proche de tes émotions et tu les partages, j’aime ça, bon séjour, Lucie
Salutations à Donald
🇮🇹 Bonne continuation de voyage, les amis! 🇮🇹 Et profitez-en bien pour nous! 🍕🍝🍨
Georges et Claude