top of page

Avoir le goût… Quelle richesse!

Choisir d’écrire au sujet du goût… j’avais le goût. Ceux qui me connaissent pensent que ça va inévitablement nous emmener du côté de la cuisine… Hummm! Peut-être, mais j’ai le goût de faire un petit détour juste avant.



Des plats dont j'aurais le goût!

Ayant attrapé un vilain petit virus dernièrement au cours duquel j’ai perdu le goût pendant une semaine (non ce n'était pas la Covid), j’ai eu envie de lui consacrer un peu de mon temps, question qu’il se sente apprécié et qu’il n’ait plus envie de repartir. Car j’ai eu peur qu’il ne revienne jamais… avec tout ce qu’on entend. C’est fou comme je n’avais jamais eu ces peurs-là avant. Est-ce parce que je vieillis ou parce que les temps et le discours changent?


Bref, je repense à ce moment de sublime bonheur lorsque le goût est revenu… la première petite pointe d’odeur subtile qui est parvenue à mes narines et qui m'a permis d'espérer que les saveurs allaient elles aussi revenir. Et puis est arrivé la bouchée qui goûte enfin quelque chose… Wow! Quelle belle sensation!

Tiens, ça me fait penser à cette photo prise lors d'un repas chez Lino, à Florence, pour la fête de mes 50 ans.




Pourquoi avais-je cessé de m’émerveiller devant ce miracle, ce privilège? Dans ma vie de cuisinière, je goûte à tous les jours. Le goût est mon principal outil de travail (avec la planche et le couteau), donc, avant mon épisode viral, je m’en servais allègrement sans vraiment me préoccuper de sa présence et de son indispensable collaboration.


Bon! À cette étape-ci de votre lecture, peut-être vous dites-vous : Ça y est! Le passage de ce virus lui a laissé quelques séquelles au cerveau… Pauvre Lucie!

Mais non! Ne vous inquiétez pas. J’ai juste envie de partager avec vous ma joie d’avoir retrouvé le goût, que je considère maintenant comme un cadeau. C’est mon cadeau de Noël cette année! Et je ne parle pas ici seulement du goût qui nous permet de détecter les saveurs, mais aussi du goût avec le sens de l’attirance que l’on a envers des gens, des choses, des activités; comme dans : avoir le goût de se lever le matin, avoir le goût d’inviter des amis, de la famille, avoir le goût de bouger, de sortir dehors, de lire, d’écrire, etc. Ces plaisirs de la vie étaient partis eux aussi (au même endroit que le goût, j'imagine!) puis ils sont tous revenus au même moment. Quelle richesse le goût donne-t-il à la vie! Je trouve que tout est bien meilleur quand on a le goût, même la vie.


Parler du goût de cette façon, ça me fait penser à la chanson de Félix Leclerc, Le p'tit bonheur, et surtout à la façon qu'il a dans ce texte de personnifier le bonheur. Mon goût était parti, «sans me donner la main». Maintenant qu'il est revenu, j'ai envie de lui dire : «C'est toi ma reine»!


Per il gusto

Dans cette euphorie du retour, le nom de mon entreprise s’est mis à danser dans ma tête. Wow! Je pense que n’en ai jamais été aussi fière que maintenant. Per il gusto - Pour le goût. C’est tout à fait ça! Per il gusto est dédié au goût dans tous ses sens : le goût de cuisiner, de découvrir de nouvelles recettes, de recevoir des gens autour de la table, de se sentir fier de ses réussites, de bien manger, de voyager, etc.



J’ai le goût d’être à la cuisine…

Tout ça me donne le goût de vous parler de mes Diamanti di cioccolato, ou «Diamants de chocolat», des petites bouchées qui fondent dans la bouche. Ces biscuits prennent des allures de diamant parce qu’ils scintillent sous la lumière. J'ai choisi de partager cette recette, car des diamants c'est précieux, comme le goût! Ah! je n'ai pas perdu mon sens du concept!


Ils sont parfumés au chocolat et à l’orange avec une pointe de cannelle. Quel bel assemblage de goûts! Ils sont parfaits pour le temps des fêtes, mais on les mange volontiers aussi toute l’année! Ils se conservent pendant des semaines dans une boîte de métal et la quantité que donne la recette permet de partager généreusement… ça tombe bien avec Noël qui approche. Je viens d’insérer la recette sur le site, dans la section SUCRÉ, juste ici.